lundi 6 novembre 2017

Traduction des aides

Considérons un cheval qui, au sol, a appris à baisser la tête quand on le lui demande en tirant la longe du licol vers le bas. Si on veut maintenant lui apprendre à baisser la tête quand on appuie avec notre main sur l'encolure derrière les oreilles, alors on peut utiliser ce qu'il sait déjà.

Il suffit de demander au cheval de baisser la tête en utilisant à la fois la longe et la main sur l'encolure. Au début, on utilisera surtout la longe et peu la main. Puis, peu à peu, en répétant l'exercice, on demandera en utilisant plus la main et moins la longe. Rapidement, le cheval sera capable de comprendre le sens de l'aide qu'il ne connaît pas, en l'associant à l'aide qu'il connaît déjà. Cette compréhension interviendra presque sans effort, si on opère une transition douce entre les deux aides.

Ce type d'apprentissage peut permettre de «traduire» une aide en une autre, ou même, un système d'aides en un autre.

Dans l'apprentissage du cheval, on peut démarrer en utilisant des aides qui sont les plus claires possible pour le cheval. On pourra ensuite, en utilisant ce principe, passer à des aides qui auraient été difficilement compréhensibles autrement.

Par exemple, on peut facilement diriger un cheval au sol, si on utilise un licol avec sa longe. Puis, on peut essayer de le diriger avec la position et l'énergie de notre corps, en comptant peu à peu de moins en moins sur la longe. On peut même retirer le licol de la tête et l'attacher seulement autour de l'encolure pour que la longe soit toujours là, mais moins «présente». Progressivement, le cheval comprend le langage de notre corps et nous-mêmes, nous comprenons comment utiliser notre corps pour être compris.

Quand la compréhension s'installe, nous pouvons alors enlever le licol et la longe complètement, et commencer à diriger le cheval en liberté avec le langage de notre corps.



Cette transition est assez facile, car les chevaux communiquent naturellement entre eux par le langage du corps.

Quand tout ceci fonctionne, on peut alors installer graduellement d'autres aides. Un cheval en liberté peut arriver à comprendre à se diriger dans une direction qu'on lui désigne avec sa main. Cette aide n'est pas naturelle pour le cheval, mais si on sait diriger le cheval en liberté avec son corps, on peut en même temps utiliser des signes de la main et l'association se fera dans le temps.



Le cheval est très observateur et ses capacités d'apprentissage par association sont fortes. Nous pouvons utiliser ces capacités à notre avantage pour installer des aides nouvelles, plus subtiles ou originales.


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2 commentaires:

  1. Article intéressant ! J'ai bien aimé que vous posiez les choses petit à petit, apprentissage par apprentissage. On attend qu'une aide soit bien ancrée pour en ajouter une nouvelle et on utilise la plus ancienne pour faire comprendre la nouvelle ! Génial !

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