dimanche 15 avril 2018

Aider le cheval à avoir confiance dans son environnement

Le cheval recherche le confort et la sécurité. Il peut les trouver dans son environnement, auprès du cavalier et enfin en lui-même. En attendant qu'il prenne confiance en nous et en lui, le confort et la sécurité qu'il peut trouver dans son environnement revêtent une grande importance.

Pour le cheval, il existe des endroits qui représentent le confort et la sécurité, tandis que d'autres endroits représentent l'inconfort et l'insécurité.

La sortie du manège, le box, un endroit du pré, l'écurie, un cheval ami, le tas de foin recouvert d'une bâche qui claque au vent, le tracteur, le van, le côté de la carrière qui est le long de la route, une haie d'arbres... Ses endroits, confortables ou inconfortables, seront différents selon chaque cheval.

Si le cheval pense à un endroit confortable et qu'il est en est éloigné, il sera anxieux. Il sera d'autant plus anxieux que l'éloignement est grand.

S'il pense à un endroit inconfortable et qu'il en est proche, alors il sera anxieux. Il sera d'autant plus anxieux que l'éloignement est faible.

Dans les deux cas, il voudra se déplacer, soit pour se rapprocher de l'endroit confortable, soit pour s'éloigner de l'endroit inconfortable.

Si nous bloquons ce déplacement, ou si nous voulons forcer le cheval à se déplacer dans un sens contraire, alors l'anxiété du cheval va augmenter.


 Chaque cheval peut supporter une dose d'anxiété qui lui est propre. Pour certains, leur tolérance est faible, pour d'autres, elle est plus importante. Pour chacun, il y a une limite et quand cette limite est franchie, alors le cheval, poussé par son instinct de survie, réagira d'une manière extrême. Même si cette limite n'est pas franchie, le cheval ne suivra pas nos demandes de bonne volonté. Ceci peut être frustrant pour nous et nous pouvons aussi aller au conflit.

Le cheval veut aller vers un endroit ou s’éloigner d'un autre. Son cerveau dirige ses pieds, au travers de son corps et de ses jambes. Essayer de contrôler ses pieds sans agir sur ce qui se passe dans son cerveau ne résoudra pas le problème. Plutôt que d'aller contre le cheval, nous pouvons aller avec lui et voir comment changer son état d'esprit.

Nous pouvons essayer de rediriger son attention sur autre chose, ce qui peut aider ponctuellement. Nous pouvons aussi essayer de changer sa façon de voir les choses.

Si son attention est sur un endroit confortable, nous pouvons essayer de rendre cet endroit plus inconfortable tout en rendant les autres endroits plus confortables.

Par exemple, si un cheval pense que la sortie du manège est confortable, dès qu'il s'approche de cet endroit, stimulons-le avec nos jambes pour qu'il travaille, sans chercher à le diriger. Dès qu'il s'éloigne, cessons d'utiliser nos jambes pour lui offrir du confort. Bientôt, la sortie du manège sera vue comme un endroit moins confortable que d'autres endroits dans le manège. 

Si son attention est sur un endroit inconfortable, nous pouvons essayer de rendre cet endroit plus confortable tout en rendant les autres endroits plus inconfortables.

Par exemple, si un cheval a peur du côté de la carrière qui longe la route, travaillons vivement dans le reste de la carrière et offrons-lui se reposer justement prêt de la route. S'il veut s'en éloigner, alors travaillons-le encore pour à nouveau lui permettre de se reposer à cet endroit. Il arrivera un moment où le cheval prendra la décision de se reposer à cet endroit qui sera alors perçu comme plus confortable.

En rendant plus ou moins confortable certains endroits, nous pouvons aider le cheval à changer de point de vue sur son environnement, pour qu'il décide de changer son comportement. Ceci va aussi le rendre progressivement plus confiant dans son environnement. S'il acquiert plus de confiance dans son environnement avec notre soutien, sa confiance en nous grandira aussi. S'il prend confiance dans son environnement et en nous, il prendra confiance en lui.

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