Prenons un exemple : on monte un cheval et il a envie de s'arrêter. Au moment où vous demanderez l'arrêt, il sera content de s'arrêter et ne résistera pas à votre demande, puisqu'elle rejoint ce qu'il souhaitait.
Si au contraire il souhaitait galoper, il sera moins motivé pour s'arrêter. C'est votre idée, mais ce n'est pas son idée.
Pour que le cheval réponde à nos demandes avec envie, nous pouvons donc nous demander ce que nous pouvons faire pour que, avant la demande, le cheval entre dans un état d'esprit favorable.
Si par exemple on travaille l'arrêt depuis le galop, on peut galoper le cheval jusqu'au moment où on sent qu'il serait content de s'arrêter. Alors, on demandera l'arrêt et il sera alors content de l'effectuer.
Dans ce cas, il est possible que le cheval souhaite anticiper notre demande. Ce que nous voulons éviter, car nous voulons que le cheval trouve le confort uniquement en répondant à notre demande.
Dans notre exemple, si le cheval qui galope s'arrête sans qu'on le demande, on pourra lui redemander immédiatement le galop pour ensuite lui demander de s'arrêter.
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| Avec un étalon puissant monté sans mors, les demandes doivent être comprises et acceptées. |
Comment préparer le cheval à notre demande?
Qu'est-ce qui peut lui apporter du confort? ou de l'inconfort ? Ce qui motive le cheval, c'est le confort et la sécurité. Nous pouvons utiliser ceci pour rendre désirable ce que nous souhaitons et indésirable ce que nous ne souhaitons pas. Si notre demande est vue comme étant susceptible d'apporter le confort alors il y répondra avec plaisir.
Où est son attention? Pouvons-nous attirer son attention sur autre chose? Si on doit aller dans une direction et que son attention est dans une autre direction, nous allons être en difficulté. Nous devons savoir en permanence vers quoi se porte son attention et comment rediriger son attention si nécessaire.
Souvent, nous demandons ce que nous voulons au cheval sans se préoccuper de son état d'esprit. S'il résiste, nous pensons à le corriger, à opposer notre volonté à la sienne. Nous agissons après coup et il est trop tard. En agissant avant la demande, en préparant le cheval, nous pouvons faire en sorte que notre demande soit facilement acceptée, sans force et sans conflit.
Si le cheval résiste à notre demande, plutôt que d'essayer de le contraindre à répondre à notre présente demande coûte que coûte, nous pouvons penser à la prochaine demande et voir ce que nous devons changer pour qu'elle soit cette fois acceptée.
Notre ego nous dicte que nous ne devons rien lâcher et qu'à chaque demande, il faut gagner pour ne pas le laisser gagner. Mais le cheval ne recherche pas le conflit ; si confrontation il y a, c'est que nous avons appris au cheval ce que c'était. Il est plus avisé de ne pas créer la confrontation qui pourrait naître d'un refus dans l'instant, et de réserver notre énergie à travailler pour que la prochaine demande soit acceptée.
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