samedi 22 août 2015

Parlez-vous chinois?

Si vous allez en Chine sans parler le chinois, ça ne sera pas facile d'être compris. Si vous devez travailler en Chine dans une société ou personne ne parle le français, vous aurez des difficultés à comprendre ce qu'on attend de vous.

Votre patron chinois va peut-être penser que vous êtes idiot ou de mauvaise volonté. Vous voulez bien faire pourtant, mais vous avez juste du mal à communiquer. Au bon d'un moment, votre patron chinois va s'agacer, vous crier
dessus... mais ce n'est pas parce que ses demandes sont exprimées à plus haute voix que vous comprenez mieux! S'il s'énerve vraiment, cela peut devenir effrayant pour vous. Que faire alors? se défendre ? fuir? ne plus rien faire ?

Si au contraire ce patron chinois fait l'effort de partir de là où vous en êtes, il va mimer ce que vous devez faire, récompenser le moindre effort qui va dans le bon sens, vous aider quand vous hésitez, gentiment vous reprendre quand vous faîtes fausse route... Il sera patient et calme, vous laissant le temps. Il va parler de ce qui vous intéresse et utiliser votre curiosité et votre motivation naturelle. Peu à peu, vous allez comprendre ce que vous devez faire, prendre confiance et être à l'aise. Quel soulagement! Quel plaisir de travailler pour quelqu'un de si compréhensif!

Pensez que votre cheval est dans notre monde d'hommes comme un étranger ; il ressent ce que vous vous ressentiriez dans un pays inconnu. Il est de bonne volonté, mais il a du mal comprendre. S'il ne comprend pas votre demande, plutôt que redemander plus fort pour forcer la réponse, pourquoi ne pas essayer de voir comment demander différemment, d'une manière qui serait peut-être plus compréhensible pour lui?




Mettez le en situation et essayez de lui laisser trouver comment il faut faire. Utilisez sa curiosité. Recherchez ce qui le motive. Guidez-le. S'il fait une erreur, ce n'est pas grave. Découragez cette mauvaise réponse sans en faire une histoire, et revoyez votre approche jusqu'à ce qu'il comprenne. Demandez et redemandez ; récompensez la moindre réponse qui va dans le sens attendu : il saura qu'il est sur la bonne voie.

Pour assurer une bonne communication entre nous et le cheval, il faut beaucoup d'efforts. Le cheval fera sa part d'effort, mais c'est d'abord à nous de prendre la responsabilité de la réussite de cette communication.

Vous vous efforcerez de communiquer avec lui et c'est cet effort qui l'incitera à vous écouter.

Plus il sera compris, plus il sera incité à s'exprimer et à être attentif à ce que vous voulez lui communiquer.


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dimanche 26 juillet 2015

Qui met la pression?

Si par exemple, votre cheval ne veut pas avancer tenu en main, parce qu'il a peur de quelque chose et souhaite au contraire reculer, ne tirez pas sur la longe.

Si vous mettez la pression en tirant, il va combattre contre vous, et non seulement il n'avancera pas mais il risque de gagner contre vous car il est le plus fort.

Si au contraire vous tenez la longe fermement sans tirer, c'est lui qui tire, et non vous. Dans ce cas, ce n'est pas vous qui mettez de la pression sur le cheval, mais le cheval qui se met de la pression à lui-même. Vous, vous ne faites que tenir.

Le cheval peut combattre sa propre pression un temps ; soyez patient autant que nécessaire, et laissez le réfléchir.  Il va finir par prendre la décision de faire un pas en avant ce qui va instantanément faire cesser la pression, car vous ne tirez pas. Il est immédiatement récompensé d'avoir pris la bonne décision.

Tenu sans être tiré, il vient de prendre la décision d'avancer


De manière générale, si vous pouvez présenter les choses d'une manière qui permet au cheval de croire qu'il se met la pression à lui-même, ce sera toujours plus efficace.


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vendredi 24 juillet 2015

On n'achète pas un ami

Si vous êtes riche, alors vous pouvez avoir plein d'amis. Mais si un jour vous avez un revers de fortune, alors beaucoup de ces amis seront frustrés de ne plus bénéficier des avantages qu'ils avaient en votre compagnie. Et bientôt, alors que vous êtes en difficulté, ils vous laisseront tomber. Là vous saurez que ces "amis" ne vous aimaient pas, qu'ils n'avaient  pas confiance en vous et ne vous respectaient pas. Bien sûr, l'argent ne permet pas de s'acheter des amis, et les temps difficiles permettent de révéler les faux amis.

Alors pourquoi dans ce cas acheter un cheval en lui offrant des friandises et des carottes? vous pensez qu'il va devenir votre ami si vous lui procurez ces avantages, mais une carotte n'augmente pas son respect en vous, pas plus que sa confiance. Il ne devient pas votre ami, et il n'est là pour vous que pour les carottes. Si les friandises viennent à manquer, il peut chercher dans vos poches, vous pousser du bout du nez et même manifester sa frustration, de diverses manières : en mordant, en tapant du pied, en bousculant...

Si vous avez besoin que le cheval monte dans le van et qu'il a peur, vous tentez les carottes pour l'attirer dedans. Mais ça ne fonctionne pas, car son instinct de préservation sera toujours plus fort que toutes les friandises. On peut penser que notre cheval est obéissant et bien éduqué car il fait ce qu'on lui demande pour obtenir une friandise, mais si le cheval perçoit une menace, réelle ou supposée, alors cette belle éducation s'écroule comme un château de cartes. Le cheval se retrouve dans un comportement de peur et de stress. Il pourrait se tourner vers vous, pour rechercher protection,  mais il n'a pas confiance dans un distributeur de carottes.



Le cheval doit faire tout ce que vous demandez, non pas parce qu'il va recevoir une friandise en échange, mais parce que vous lui demandez. Il a une attitude positive, car il a confiance en vous comme vous avez confiance en lui, et parce que vous le respectez comme il vous respecte. Comme un vrai ami, vous avez été avec lui dans les bons moments mais aussi dans les moments difficiles, et donc il est devenu aussi votre ami.

Ce n'est pas qu'il ne faut pas donner des friandises à un cheval. À un vrai ami, on peut offrir un cadeau sans arrière-pensée.

Quand le respect et la confiance sont déjà présents, une friandise peut être une récompense et motiver le cheval, mais une friandise ne permet pas d'obtenir le respect et la confiance.


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