samedi 20 août 2016

Découvrir l'harmonie au pas

Quand il y a une harmonie entre le cavalier et le cheval, le simple fait pour le cavalier de changer les mouvements de son corps, le rythme de ses mouvements et l'énergie qu'il a en lui suffit pour que le cheval suive ces changements.

Cette harmonie doit se construire peu à peu, en commençant au pas.

Tout d'abord, essayez sans votre cheval de marcher d'un bon pas, avec de grandes enjambées. Puis marchez lentement à petits pas. Ensuite marchez rapidement, mais avec de petits pas, presque comme si vous marchiez sur place. On n'y fait pas toujours attention, mais il y a plusieurs façons de marcher. Pour chaque façon, vos mouvements sont différents ; le rythme du mouvement est plus ou moins lent ou rapide, et le pas est plus ou moins énergique. Essayez de prendre conscience de ces variations, et de réaliser à chaque fois comment se déplacent les différentes parties de votre corps : vos jambes bien sûr, mais aussi votre bassin, vos épaules, vos bras...



Puis monter votre cheval en restant au pas. Essayez d'avoir le même mouvement de pas que votre cheval, avec la même énergie. Imaginez que vous marchez sur le sol, et que le cheval est en fait le bas de votre corps. Vous recherchez une harmonie entre votre cheval et vous, à la fois plaisante pour lui et pour vous.

Ensuite, comme vous le faisiez au sol sans votre cheval, décidez d'accélérer ou de ralentir ou de modifier vos enjambées. Par exemple, si vous décidez de marcher rapidement d'un bon pas,  mettez dans votre corps le même mouvement, le même rythme et la même énergie que vous le feriez en marchant au sol. Le cheval doit arriver à comprendre que pour conserver l'harmonie que vous aviez avec le confort qui en découle, il doit aussi opérer les mêmes changements. Essayez de lui laissez le temps de rester avec vous, mais s'il ne vous suit pas dans ce changement, ce n'est pas grave ; simplement, vous ne serez plus ensemble et ce sera moins confortable pour lui. Il doit alors progressivement comprendre que restez avec vous est la décision naturelle qu'il doit prendre pour conserver son confort.

C'est un mode de communication à établir avec le cheval, et il faut parfois du temps pour le mettre en place. Au début, pour faciliter sa compréhension, n'hésitez pas à exagérer les mouvements de votre corps, à leur donner plus d'amplitude. Imaginez que vous êtes un acteur de théâtre ! Si le cheval ne change pas son mouvement, ce sera encore moins agréable pour lui, et donc se décide vous suivre, ce n'en sera que plus confortable. Tout ceci va vous rendre vos attentes plus claires et lui permettre de comprendre plus facilement ce que vous attendez. Peu à peu, vous pourrez retirer l’exagération pour revenir à un mouvement naturel.

Surtout pour le jeune cheval, l'exagération est dans de nombreuses situations un moyen d'initier la compréhension. 


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dimanche 7 août 2016

La peur des véhicules

Un cheval est susceptible de croiser de nombreux véhicules différents en extérieur : voitures, cars, camions, vélos, motos, quads, tracteur, moissonneuse-batteuse... Il peut être familier avec certains alors que d'autres, encore inconnus, seront perçus comme une menace et peuvent effrayer le cheval. Celui-ci peut même entrer dans un état de panique s'il se sent "attaqué".

C'est particulièrement le cas si le véhicule est derrière sur la route ou le chemin, car le cheval peut alors se sentir poursuivi. Si la panique prend le dessus, le cheval peut embarquer ou se cabrer.

Si au contraire vous pouvez vous repositionner derrière le véhicule, le cheval pourra avoir l'impression que celui-ci "s'enfuit".  Il sera bien plus facile pour lui d'observer le véhicule et de prendre confiance, car si le véhicule s'enfuit, c'est qu'il est le plus fort! Rapidement, sa curiosité va le conduire à suivre le véhicule. Sans forcer le cheval, vous pouvez alors même l'inciter à se rapprocher, et bientôt, toute peur disparaîtra.

Il poursuit le tracteur qui "s'enfuit"
Si vous en avez l'opportunité, vous pouvez prendre l'initiative d'habituer votre cheval à un type de véhicule avec la complicité d'un conducteur ami, qui se laissera "poursuivre" à petite allure. Ceci permettra au cheval de prendre confiance dans une situation maîtrisée.

Une fois la peur disparue, demandez l'arrêt du véhicule, et laissez le cheval s'arrêter auprès de celui-ci pour se reposer. Le véhicule pourra alors maintenant être associé à du confort.

Une fois le cheval totalement relaxé, vous pourrez essayer d'échanger les rôles, en faisant avancer le véhicule derrière le cheval. Progressivement, il sera confiant quelle que soit sa position par rapport au véhicule.


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mercredi 20 juillet 2016

Il apprend par étapes

Au cours de son éducation, le cheval apprend par étapes. Sa progression n'est pas régulière au fil des jours.

Quand on essaie de lui apprendre quelque chose, au début, il ne sait pas exactement ce qu'il doit faire. On lui fait effectuer la manœuvre désirée, mais il est hésitant et ses mouvements sont imparfaits et manquent de naturel.

C'est normal, il a besoin de temps. Ce n'est pas en répétant dix fois de suite la manœuvre qu'il va s'améliorer. Au contraire, plus on répète à la suite, plus le cheval est incertain quant à ce qu'il doit faire, et le résultat va se dégrader au bout de quelques répétitions.

Au contraire, si vous préparez les choses soigneusement pour que le cheval fasse le mieux possible compte tenu de son niveau actuel, il suffit de faire la manœuvre une, deux ou trois fois et de s'arrêter dès qu'une amélioration même légère est perçue. Il faut savoir récompenser le moindre effort, et la meilleure manière de le faire, c'est d'arrêter de redemander le mouvement et de laisser au cheval quelques instants de repos. Ainsi, vous lui signifiez qu'il est sur la bonne voie. Le résultat était encore imparfait? ce n'est pas grave, car il sera toujours temps de retravailler l'exercice le lendemain ou un autre jour, sans jamais chercher à forcer le résultat.



Ce n'est pas vous qui pouvez apprendre quelque chose au cheval. C'est à lui d'apprendre, et ceci à son rythme. Vous être là pour le soutenir et le guider, et créer les situations lui permettant d'apprendre.

Au fil des jours, soudain, il va franchir une étape soudainement. Ce qui était laborieux et imparfait devient soudain naturel. Le cheval a compris.

Cependant, juste avant ce déclic, bizarrement, le cheval fait moins bien que d'habitude. On a l'impression que les efforts de plusieurs semaines ou même de plusieurs mois ont été inutiles. C'est un moment très frustrant et c'est là qu'on est tenté de mettre la pression sur le cheval pour le remettre de force "sur le bon chemin". C'est au contraire le moment sensible où il a le plus besoin de votre soutien et de votre constance.  Pour franchir l'étape, il y a une sorte de résistance finale ; à vous de reconnaître ce moment, de garder confiance en lui et en vous, et de l'aider à franchir l'étape avec succès.


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